L'Histoire à François Rabelais.


 
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 L'habitat du bronze final au hallstatt final

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La Fille de la Chouette
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Nombre de messages : 41
Date d'inscription : 07/11/2006

MessageSujet: L'habitat du bronze final au hallstatt final   Mer 8 Nov - 16:19

L'architecture protohistorique en Europe tempérée utilise peu les pierres, le bois est le matériau le plus utilisé mais il se conserve peu. Il existe trois types de construction. La première est dite sur poteaux qui sont plantés dans le sol, la deuxième sur sablière basse, les poteaux sont plantés dans une poutre dans le sol, le troisième en caisson où les troncs sont empilés.
L'architecture sur poteaux comporte trois catégories. Celle à deux nefs avec trois rangés de poteaux et les chevrons posés sur la poutre fétière. C'est la plus ancienne des catégories. Celle à une nef, durant l'âge du fer, reconnaissable à l'absence de poteaux centraux. Il n'y a pas de grande poutre au sommet, les chevrons sont appuyés les uns contre les autres. Pour finir, celle à trois nefs, aussi durant l'âge du fer, où il n'y a toujours pas de poutre fétière, mais la construction est plus large, il faut un soutien pour que les chevrons ne cassent pas. L'étage est appuyé sur deux rangées de poteaux.
Les "greniers" sont placés sur quatre, six ou neuf poteaux. Ce sont des bâtiments surélevés où on stock les céréales, pour éviter l'humidité et les rongeurs. On met en place des pierres plus grande que les poteaux pour que les rongeurs ne passent pas. Les pigeonniers sont également construit de la même façon pour la basse cour par exemple.
Il y a un deuxième type de stockage, le silos. C'est une fosse creusée dans le sol avec des parois "en bouteille" pour conserver les grains à l'abri de l'oxygène une fois fermé. Tout ce qui se trouve sur les côtés du silos pourrit mais l'intérieur reste intact. Si on ouvre un silos il faut le vider complètement, c'est pour cela qu'il est utilisé pour un stockage à long terme.
Les constructions sur sablière basse : des poutres sont placés directement sur le sol ou sur un élément qui l'isole du sol. Des poteaux sont chevillés sur les poutres ou la traverse pour se planter dans le sol. Cette construction apparaît au bronze final et devient typique après.
Il y a quatre éléments de couverture qui sont liés à la région. Il y a la couverture en écorce qui est séchée et coincée avec un système de branchage, la couverture en chaume que l'on retrouve jusqu'aux XIXè et XXè siècles, la couverture en bardeaux, des tuiles en bois, qui existe encore dans certaines régions, en Russie sur les églises, et la couverture en motte de gazon présente surtout dans les pays nordiques.

L'habitat au bronze final. (1200-800)
Il y a une grande variété d'habitats à cette période. Les vallées sont les zones les plus peuplées. La densité des village est assez proche de la densité actuelle : Il y a un village ou site d'habitation tous les quatre, cinq kilomètres. Les villages sont ouverts, ils n'ont pas de fortification. Mais il y a quand même des villages en hauteur avec de petites fortifications.
Les palafites sont des villages au bord de l'eau. Comme l'eau a monté, ils sont bien conservé, certains poteaux , voire des planchers sont intacts. Les méthodes de construction sont assez élaborées : en mi-bois, en queue d'arronde,...
Le village ouvert est la forme la plus fréquente de construction, mais elle laisse peu de traces. On ne connaît pas de plan de village complet. On retrouve des greniers, des silos, des série de bâtiments mais on ne sait pas où est le foyer, si il y a un plancher ou un empierrement.
Les villages d'hauteur fortifiés sont mieux connus. A la fin du XIXè et XXè siècle, il y a eu une étude de faite sur les sites fortifiés en France. On en connaît beaucoup mais peu ont été fouillés. Il peut y avoir plusieurs sortes de sites : les villages, les résidences aristocratiques, des sites occupés seulement en cas de problème, c'est-à-dire des refuges,...
Il y a une quantité importante de sites, surtout des villages. Il ne semble pas qu'il y a des fermes, des bâtiments isolés. C'est un réseau serré de villages sans sites plus important que les autres, contrairement aux tombes. Cette uniformité se retrouve aussi dans le village où toutes les maisons sont construites sur le même modèle, il n'y en a pas une qui distinguerait un chef. Pourtant les dépôts d'objets, d'armes montrent qu'il n'y a d'égalité entre les personnes mais cela ne se voit pas dans l'habitat.

Cortaillon-est. (bronze final, 1200-800)
Ce site se trouvait au bord d'un lac au bronze final mais il est maintenant totalement immergé. On voit tous les poteaux. On sait donc que les maisons sont alignées et qu'il y a une palissade. Tous les poteaux ont été datés par dendrochronologie. On connaît la date d'abattage de tous les arbres, ce qui nous permet de voir l'évolution du village. Au début de l'année 1009, des chênes de grandes dimensions sont abattus pour construire les premières maisons. La palissade apparaît en 1005. On construit une terrasse à cinquante, soixante centimètres du niveau du lac de quarante-huit sur trente-six mètres. En 997, le village prend sa forme définitive. La terrasse est couverte de maisons, l'extension s'essaye vers le sud. En 992, l'extension se fait vers l'ouest, la palissade est déplacée. En 972 le dernier chêne coupé en 1009 est utilisé pour un remplacement. Le village reste sur se site jusqu'en 950, puis se déplace, sûrement à cause du cours d'eau qui passait derrière et sur le côté du village et se déversait dans la lac.
La largeur des bâtiment varie entre 5,5 et 6,5 mètres. La longueur est plus différente. Elle va de quatre poteaux (8-11 mètres) à cinq (11-13m) voire 6 poteaux. Dans la partie inférieur des bâtiments on a retrouvé des traces d'activités artisanales et c'est également une zone de stockage. La zone d'habitation est à l'étage supérieur voire au deuxième étage où il peut aussi y avoir du stockage.

La Heuneburg. (Hallstatt C et D)
Au VIIè siècle, la zone la plus riche s'étend entre l'Autriche et la Bohème actuelle. Au VIè, la zone glisse vers l'Ouest avec les relations commerciales dans la Méditerranée. Le VIè est e siècle des résidences princières. Celles-ci sont fortement centralisées autour d'un territoire d'une quarantaine, cinquante kilomètres de rayon. Théoriquement il y a toujours deux éléments aux résidences : une fortification avec des objets importants et une association à une tombe débordante de richesse. Les résidences sont entourées d'une sorte de faubourg, c'est donc un site qui contrôle les voies de communications. Actuellement on en connaît une dizaine. Mais il y a rarement la résidence et la tombe de connues. Le plus souvent on ne connaît que les tombes ou que les résidences.
Les axes de circulation importants vont de la vallée du Rhône à la Saône et de l'Italie du Nord à l'Europe centrale. Les Grecs ont la mise sur une bonne partie de ce circuit.
Les principautés, qui vont de la Bourgogne à la Bavière, tiennent les fleuves sous leur autorité (Rhône, Moselle, Rhin, Loire, Seine,...).
La Heuneburg est une des résidences les mieux connues : elle a subi vingt-cinq campagnes de fouilles. Ce site sur trouve sur le Danube. Il a un aspect tabulaire donné par l'aménagement du Haut Moyen-âge, mais il y a déjà un aménagement au Hallstatt.
L'architecture du rempart est du type blocbau, c'est un empilement de troncs, avec à l'intérieur des caissons remplis de terres. Le tout fait quatre mètres de largeur.
La résidence date d'environ 600 av. Vers 585, un nouveau rempart d'influence grecque est construit : il comporte des tours, est constitué de blocs de brique (avant de terre et de bois), est élevé sur un soubassement de pierres taillées. Cette architecture n'est pas du tout en rapport avec l'Europe tempérée. En 560-550, l'architecture redevient plus classique : on abandonne les murs en briques. Les murs sont de nouveau en bois, pour l'armature et la stabilité, avec une partie de pierres à l'extérieur.
A l'intérieur du site, on a trouvé quinze bâtiments. Certains sont de type artisanal avec des restes de four. On y a trouvé de la céramique grecque et un mobilier d'importation riche.
L'environnement est riche autour de la résidence. Les alentours sont occupés par un faubourg de plusieurs dizaines d'hectares et des tombes très riches. La résidence a un rang dominant pendant la première moitié du VIè siècle. La plupart des tombes sont à char et leur mobilier a permis de hiérarchiser l'aristocratie. Il y neuf tombes, toutes à char avec des ornements pour chevaux, de l'or, de l'ivoire, des tissus précieux, etc... Mais trois sortent du lot en fournissant tous les critères d'une tombe aristocratique. Elles appartiennent aux chefs, princes de la Heuneburg, entourés par des tombes de chefs plus modestes.

Le Mont-Lassois, Vix. (Hallstatt D)
Le nombre de tombes ostentatoire diminue à cette époque.
Cette résidence a été découverte par prospection géomagnétique en 2004, cela permet de déterminer des perturbations dans le sol. Le plan ainsi constitué montre une organisation claire avec un axe central et des enclos. Il y a un bâtiment avec des absides, on ne sait pas à quoi il correspond, quelle fonction il a.

Les résidences n'ont pas le contrôle d'une activité mais le contrôle des voies de communications où les matières premières transitent.
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La Fille de la Chouette
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MessageSujet: Re: L'habitat du bronze final au hallstatt final   Mer 13 Déc - 18:58

http://www.univ-tours.fr/ash/polycop/Histoire/PDF/UE4-4aa.pdf

http://www.univ-tours.fr/ash/polycop/Histoire/PDF/UE4-4ba.pdf
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